Lost in my heart

Lundi 9 juin 2008
Comme promis, voilà le premier chapitre de ma nouvelle histoire qui j'espère vous plaiera. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, ça fait vraiment plaisir :D.
Gros bisous ^^.
Lybertys

01                                                                                                                                                                                                         


Ce que j’aimais par dessus tout, c’était passer une soirée comme cela dans ces bras, s’échangeant quelques tendresses, gonflant mon cœur de ce sentiment appelé amour. Nous nous échangions des mots qui réchauffaient mon cœur endolorie par la crainte et le manque d’assurance. Ce fut par amour pour lui que cette nuit là je suis allé aussi loin. Il s’était délicatement penché au dessus de moi, et lentement il avait glissé ses lèvres vers mon oreille en me demandant :
-               Je peux te… j’en ai vraiment envie de toi ce soir…
Il sembla sentir mon trouble, car il se rapprocha alors un peu plus de moi, me collant un peu plus comme pour confirmer sa présence à mes côtés.
-               Je t’aime Elia… Je t’aime mon cœur… S’il te plait…
Ces simples mots réchauffaient mon corps. Il me demandait de prendre la place du passif, du récepteur. Jamais je n’avais était pris, toujours terrifié par cette idée. Axel était mon premier homme, le premier avec qui j’avais connu le sexe avec un homme. Il avait du usé de toute sa patience pour en arrivé jusqu’ici. Jamais encore il n’avait réussi à me prendre ou à me faire céder. Jamais non plus il n’avait cherché à m’obligé à le faire. Il avait tout fait pour me mettre en totale confiance avec lui. Peu à peu, il me semblait commençait à ressentir quelque chose pour lui, mon cœur s’emballant à chaque contact, et perdant pied à chaque baiser. C’était par amour pour lui que j’avais finalement cédé et que je m’étais accepté en tant qu’un homme aimant les hommes. Cependant, je n’avais que lui dans ce monde, et la peur de m’y perdre était omniprésente. Me faire prendre c’était finalement comme accepté définitivement ce que j’étais devenu peu à peu, ou alors que j’avais toujours était. Je pouvais déjà sentir ses mains glisser sous mon t-shirt, voulant attiser mon désir un peu plus à chaque instant. Je tremblais légèrement, je n’avais toujours pas dit oui, mais je sentais maintenant que ce n’était qu’une question de temps. Cela faisait bien trop longtemps que je me refusais à lui, et je trouvais que j’en abusé un peu trop. Peut être testais-je son amour, ou alors la peur que j’avais, était au dessus de mon amour. Pourtant je l’aimais, j’étais déjà allait si loin pour lui… Il n’y avait pas de doute, je pensais à lui chaque instant, il était devenu le centre de mes pensés et je trouvais toujours un moyens de rattacher la moindre chose, aussi minime soit-elle à cet homme.
Ses mains devenaient de plus en plus aventureuses, et sa bouche alla se perdre dans mon cou, m’offrant milles frissons de bien être. Je savais qu’il me suffisait d’exprimer mon mécontentement ou mon opposition à sa demande pour qu’il cesse et n’insiste pas. C’est parce qu’il ne m’avait jamais forcé et qu’il disait m’aimer que je me sentais en confiance avec lui. Oui, j’avais confiance en lui. Combien de fois depuis le début de notre relation il m’avait demandé de me prendre, et de me faire l’amour comme je lui avais déjà fait des tas de fois. Jamais ces trois mots qu’il m’avait maintenant plusieurs fois répétés, avaient franchi mes lèvres. Pourtant je ne doutais pas de mes sentiments, mais lui dire que je l’aimais sans le laisser me prendre, s’était pour moi me moquer de lui et le méprendre. J’avais peur… C’était pour moi, me lancer vraiment. J’étais comme pris d’un vertige, juste au bord du précipice, vacillant et hésitant à faire le grand saut sans élastique, sans quelque chose à quoi me raccrocher pour être sur au cas où, de ne pas tomber trop bas. Ses attentions tendres, ses mots d’amour faisaient tout pour me faire céder. J’étais comme charmé, envouté de ses paroles et enivré de son odeur. J’étais maintenant bien incapable de dire quoi que ce soit. « Je t’aime Elia » : ces deux mots venaient résonner plusieurs fois dans ma tête, enrobant mon cœur afin d’atténuer ma chute. La chaleur ne tarda pas à envahir mes reins, suite à ses attentions délicates. Il connaissait chacun de mes point faible, après ces plus de deux ans de relation sérieuse et avait le don pour me faire fondre. J’inspirais profondément, il venait de murmurer une dernière fois à mon oreille sa demande et son envie de moi, et sans trop réfléchir, je lui répondis :
-               D’accord…
Il s’écarta aussitôt de moi, un grand sourire se dépeignant sur ses lèvres. Je lui rendis mais sur un ton bien plus timide et gêné.
-               Mais… Vas-y doucement s’il te plait… je… Enfin…
-               Ne t’inquiète pas Elia, je vais être le plus doux qu’il soit possible d’être… C’est… C’est un très bau geste que tu me fais mon cœur… Tu vas voir, tu ne regretteras rien…
Lentement ses lèvres vinrent se poser sur les miennes, déjà tremblantes de ce qui allait se passer Ca y est, j’avais du « oui », j’avais franchi le cap. Mais alors que j’allais entrouvrir mes lèvres pour répondre à son baiser, il s’écarta de moi et se leva, me laissant seul sur le canapé. Sous mon regard perdu et interrogateur, il me tendus la main et me déclara :
-               Viens dans la chambre… On sera plus à l’aise.
Ce fut le cœur battant que je lui tendis la main à mon tour, et me laisser guidé par ses pas presque un peu trop pressé. Avait-il peur que je change d’avis ? Je ne savais plus trop moi-même  ce que j’étai en train de faire. Mon cœur était entré dans un battement effréné… J’étais terrifié. Axel allait devoir user de toute sa patience avec moi de sa douceur comme s’il avait à faire à un enfant apeuré. Nous arrivâmes presque trop vite dans la chambre, juste là, sur le côté du lit. Je sentais qu’au moment ou il me basculerait en arrière, tout serait fini et aucune marche arrière ne serait possible. Lentement, telle à la manière d’un prédateur, il colla sensuellement son corps tout le long du mien avant de recouvrir mes lèvres des siennes. J’aimais par dessus toute la chaleur et la douceur de ses lèvres. Elles m’enivraient de ce doux sentiment d’être aimé. L’érotisme que dégageait sa langue commençant à venir quémander l’entrée de ma couche me faisait fondre. Alors que j’entrouvrais mes lèvres pour l’inviter à entrer je sentis ses mains se glisser entre mes vêtements, remontant tout le long de mon dos, m’arrachant un frisson. Je n’étais vraiment pas habitué à cette idée de passivité totale et c’est pourtant ce qu’Axel était en train de me demander. J’endossais pour la première fois ce rôle, et la peur ne parvenait pas à me quitter. Axel  pouvais sentir mes muscles tendus par le stresse et l’angoisse, et il faisait tout pour me détendre. Nos langues se rencontrèrent enfin, m’offrant la satisfaction chaque fois renouvelé et si riche en sensations. Il ne restait plus qu’à me laisser aller et Axel allait apparemment tout mettre en œuvre pour ma première fois. Le baiser gagna très vite en intensité après de nombreuses caresses, laissant nos langues se rencontrer avec curiosité, douceur et passion. J’avais beaucoup de mal à le laisser prendre le dessus et pourtant je savais que ce serait le premier pas à franchir. Je réalisai alors que mes mains pendaient le long de mon corps. Seule ma bouche répondait au baiser, le reste de mon corps était comme paralysé. Axel semblait d’ailleurs en être assez frustré, n’était pas habitué à une telle passivité de ma part. Il voulait me prendre, mais ne souhaitait pas être le seul à donner. Il s’écarta alors, quittant mes lèvres à contre cœur, me laissant pantelant.
-               Détend toi Elia, laisse toi aller, je ne vais pas te faire du mal.
Il glissa alors sa bouche dans mon cou, me faisant presque gémir lorsqu’il toucha une zone qu’il savait érogène, avant de susurrer quelques mots à mon oreille :
-               Il ne faut pas stresser comme cela… Je t’aime Elia.
Je ne me lassais pas de l’entendre me dire cela. Il m’enivrait de cette doucet sensation qui m’aider un peu à me détendre. Mais j’étais loin de l’être parfaitement, et je ne parvenais toujours pas à bouger, paralysé par al peur. Elle était en train de prendre le pied sur ma volonté de satisfaire mon amant. Je commençais malgré moi à me sentir de plus en plus mal, et j’avais de plus en plus de mal à ne pas me trembler. Je serais les poings pour tenter de mettre un terme à ces tremblements, voulant les cacher à Axel. Souhaitant me concentrer sur autre chose, j’observais le corps de mon amant qui venait d’ôter son t-shirt sous mes yeux. Sa peau satinée éclairée par la lumière du soleil couchant était un véritable appel à la luxure. Seulement, je me rendais compte que je n’osais même pas tendre ma main vers lui, alors que l’envie de toucher sa peau était loin d’être minime. Axel n’était pas vraiment habitué à me voir agir ainsi, et devenait vraiment troublé et inquiet.
-               Elia, si ça te met dans cet état, on peut tout arrêter. Si tu ne veux pas, je peux encore attendre…
Je n’arrivais même pas à répondre, me trouvant vraiment ridicule d’avoir si peur. Il n’allait rien m’arriver et pourtant j’avais l’impression que cela changerait beaucoup. Axel était mon premier homme, je l’aimais, alors pourquoi avais-je aussi peur ? Je finis par prendre une grande inspiration, avant de bafouiller, comme paniqué :

-         Je… je suis désolé Axel… Je… Oui… j’ai peur… je…
Les larmes vinrent malgré moi perler dans mes yeux. L’avoir dis me permettait de l’exorciser un peu. D’un geste d’une extrême tendresse, Axel essuya un de mes larmes, descendant le long de ma joue dans un geste de réconfort. Puis il me prit dans ses bras, m’attirant tout contre lui.

-              Et… là… Elia… Calme-toi, c’est bon… On ne va rien faire. Aller, s’il te plait, ne pleure pas. Je t’aime et je ne veux pas être la raison de ton état.
Entre deux sanglots, je lui dis :
-              Je t’aime aussi Axel… Je suis désolé de ne pas… je suis tellement… Je ne te mérite pas.
-              Chut ! Je ne veux pas t’entendre me dire ce genre de conneries ! dit-il en haussant légèrement le ton.
Axel mit beaucoup de temps à me calmer, usant de toute sa patience et sa tendresse. J’avais tellement honte d’avoir peur de cela alors que je n’avais aucune raison apparente. Je me resserrais un peu tout contre lui. Son odeur avait quelque chose de réconfortant.
Nous finîmes par nous dévêtir avant d’enfiler chacun un simple boxer et un bas de pyjama au vue de la chaleur agréable qui régnait dans l’appartement. Je me blottis au creux de ses bras, me calmant peu à peu et retrouvant ma raison. Honteux, je n’osais pas dire un seul mot, ni même relever mes yeux pour plonger mon regard dans le sien. Ses doigts venaient passer dans mes cheveux indisciplinés, m’offrant un massage des plus plaisants. Mon cœur se gonflait d’amour rien qu’avec ce simple geste.
-              Elia ?
-              Hn… répondis-je alors que je venais de fermer les yeux.
D’un geste habile, il me renversa se plaçant à côté de moi sur le coté, posant sa tête sur son bras, me dominant de sa hauteur. De sa main libres, il la passa sur mon torse, se glissant sous les draps, tout en s’exprimant sur un ton très explicite :
-              Si je ne peux pas te prendre, j’ai envie de te faire autre chose.
Sa main alla directement droit au but, dérapant bien plus au sud, avant de passer sur mon sexe, l’effleurant à peine. Un frisson violent de plaisir s’empara de moi en un rien de temps, embrassant mes reins. Le regard gourmant qu’il me laçait me donna subitement très chaud. Sa mains maintenant sur ma cuisse glissait jusqu’à mon entre jambe, sans pour autant la toucher. A ma manière de réagir, Axel n’avait pas besoin de demander si j’en avais envie. L’excitation monta très vite, peut être un peu trop… J’avais maintenant très envie de capturer ses lèvres qui me susurraient des mots plus chauds les uns que les autres. Cet homme avait le don de me rendre fou en quelques secondes. Heureusement, il comprit très vite mon envie et semblant avoir exactement la même, trop heureux, il vint m’offrit un baiser qui avait pour unique but d’attiser un peu plus le désir en moi. Alors qu’il prenait possession de ma bouche, sa main n’en était pas pour autant immobile. J’aimais sa façon de me toucher… Je ne me lassais pas de sentir son odeur, de gouter à ses lèvres qui avait ce gout désagréable de cigarette auquel je m’étais maintenant habitué. Je ne pouvais plus m’ne passer. Je ne pu réprimer un gémissement de plaisir lorsqu’il fit passer sa main sous mon boxer, touchant mon sexe à main nue, l’éveillant pleinement. Lentement, il le caressa à pleine main après l’avoir effleuré de ses doigts. La température de mon corps avait très vite atteint les degrés supérieurs. Il mordilla ma lèvre inférieure, me lançant un regard appréciateur. Lorsqu’il osa une caresse bien plus poussée, je sentis tout mon corps s’arquer de plaisir. Il avait de don pour me faire monter au rideau en un rien de temps. Après un moment à la fois très long et très court durant lequel il mit tout en œuvre pour m’exciter, il quitta mes lèvres avant d’entreprendre sa descente bien plus au sud, passant sous le drap, le laissant le recouvrir. Durant tout le trajet, il dépassa une multitude de baiser plus chaud les uns que les autres, recouvrant chaque parcelle de mon torse de ses lèvres, de ses mains et de sa langue. Il prenait particulièrement soin à se faire languir, me rendant presque impatient. Toute peur m’avait maintenant quitté, sachant qu’il n’était plus question d’être pris par lui. Il allait juste m’offrir du plaisir, et nous verrons après si l’envie d’aller plus loin serait présente. Il finit à mon plus grand plaisir, par mettre fin à mon calvaire, et posa enfin sa bouche sur mon sexe en érection comme jamais. S’en était presque douloureux de ne pas être satisfait.  Plusieurs mouvement de langues savamment orchestrée me dire voir très rapidement les étoiles, grisant mon être tout entier de ce plaisir indescriptible. Je ne pouvais retenir mes gémissements, s’échappant de mes lèvres entrouvertes, abordant une expression extatique. Lorsque mon sexe entra tout entier dans sa bouche, accentuant le mouvement de sucions, ce fut presque un cri que je poussais. Ma main vint se crisper sur son épaule, tentant de me raccrocher à ce que je pouvais pour garder les pieds sur terre. Galvanisé parle plaisir qu’il me procurait à l’aide de sa bouche et de sa main, je finis par me laisser aller à fermer les yeux afin de profiter pleinement du plaisir qu’il m’offrait. Je me surpris plusieurs fois à murmurer et gémir son nom sous l’afflux de sensations. Je ne pouvais retenir mon bassin qui ondulait sur le même rythme que sa fellation, lui demandant toujours plus. Seulement, je sentis à un moment sa bouche quitter mon sexe, et bien que sa main continuait à me contenter, j’exprimer ma frustration dans un gémissement de protestation. Ne sentant toujours pas sa bouche revenir, j’allais ouvrir les yeux afin de voir ce qu’il était en train de faire. Mais c’est à ce moment là que je sentis sa bouche reprendre sa place. Alors que j’était en train de nouveau de me concentrer sur le plaisir reçut, oubliant très vite cet incident, je sentis quelque chose pénétrer en moi. La douleur fut presque instantanée et surtout très vive à cet endroit qui était encore vierge. Axel venait d’enfoncer un de ses doigts en moi sans me prévenir et surtout sans mon consentement. Même si ce geste avait été fait très délicatement, et qu’il attendait que je m’habitue à sa présence en moi sans bouger, je vivais cela comme une pure agression. Comment avait-il pu me faire cela. J’ouvris les yeux, sans pour autant le regarder, fixant le plafond. Je n’arrivais pas à poser mes yeux sr lui. Déjà les larmes de peur, d’angoisse, et de douleur vinrent perler sur le coin de mes yeux, tandis que mon corps entier était tendu et crispé. Alors qu’il commençait à bouger son doigt en moi, continuant sa fellation qui avait pris pour moi maintenant un gout d’amertume et perdu tout son charme, quelques mots seulement s’échappèrent de mes lèvres :
-              Retire toi Axel… A… Arrête ça tout de…Axel….
Ma voix mourut dans ma gorge. Même ma douleur, je n’arrivais pas à l’exprimer. Seulement au lieu de comprendre mon appel au secours et là réalité de ma détresse qui avait atteint les sommets, il quitta un instant mon sexe et refusa gentiment en disant :
-              Laisse toi aller, ne t’inquiète pas le plaisir va très rapidement venir, ton corps était déjà bouillant de désirs.
Je ne répondis rien, ne fis rien, je me sentais complètement trahis. Je n’arrivais pas à y croire… Lui qui me répétais si souvent qu’il m’aimait, comment pouvait-il me faire cela ? Je lui avait confiance et je comprenais maintenant que j’avais eu tort… Que faire à part abandonner, tant ma déception était forte.

Je lui en voulais terriblement et mon amour pour lui ne parvenait même pas à me faire effacer cette rancœur. Son doigt se mouvait en moi, tâtant des territoires vierges et douloureux. Rien ne pourrait l’arrêter, je le sentais. Je n’aurais pu que fuir, mais j’était tellement désappointé et prit de court que je ne faisais que subir. Je n’arrivais pas à me détendre, me privant alors de toute libération possible de ma douleur. Mais même me voir souffrir, car je le savais, il était impossible de ne pas s’en apercevoir, ne le faisait pas s’arrêter. Pensait-il vraiment que j’allais me détendre après, croyait-il vraiment m’offrir du plaisir ou craquait-il sans savoir se retenir plus longtemps bafouant ma peur . Pouvait-il encore dire qu’il agissait ainsi parce qu’il m’aimait….
Pourtant je pleurais, je souffrais et rien au monde ne semblait pouvoir l’arrêter. Lorsqu’il inséra un deuxième doigt, je crus ne jamais pouvoir supporter plus, n’osant même pas imaginer ce que cela ferait lorsqu’il me pénétrerait pour de vrai. J’étais parfaitement immobile, ayant l’impression de vivre un viol en me convaincant que s’en était pas un. Une dernière fois je murmurais son nom, telle une ultime supplication.
-               Axel…
Mais ce fut en vain, il accéléra la succion, m’amenant malgré moi très près de la jouissance, mais à dix mille lieu du plaisir que j’aurait pu prendre. Il entama de ses deux doigts en moi des mouvements de ciseau, me rendant la douleur encore moins supportable et toujours plus violente.
C’était uniquement parce que mes sentiments pour lui était très fort que je ne cherchais aucun moyen d’y échapper. Prisonnier de mon amour pour lui, j’allais vivre, je le savais déjà, une des expériences les plus terribles de ma vie…
Axel, de son côté, semblait être au comble de l’excitation et surtout totalement aveuglé par celle-ci. Il semblait très pressé, et sa préparation gagna en vitesse et malheureusement en précipitation. Alors que la fellation qu’il m’offrait n’avait pas encore atteint son but final, il retira ses doigts m’offrant un court instant de répit, mais mit un terme à sa succion, remontant jusqu’à mes lèvres pour m’offrir un baiser. Ce n’étais que par pure obligation que j’entrouvris les miennes, ne répondant que très faiblement à son baiser, effrayé et le cœur gravement meurtri. Un frisson de dégout et d’horreur me saisit lorsque je sentis la peau chaude et tendu de son sexe contre mon orifice. Je ne savais plus quoi faire. Je n’avais de cesse de me répéter que je l’aimais et qu’il m’aimait, que cet acte accomplirait définitivement notre amour, mais je ne pouvais parvenir à me détendre, à me clamer, et surtout à accepter la chose. Au moment même ou il quitta mes lèvres, je tournai la tête sur le côté, comme soumis et fermai les yeux afin de ne surtout pas voir tout cela, le voir prendre du plaisir à mes dépends… Comment décrire la douleur si vive et intense qui me dit pousser un cri muet lorsqu’il entra en moi d’un coup sec ? Comment décrire la souffrance qui oppressait mon cœur et le sentiment de trahison qui faisait couler à flot mes larmes ? Le bruit que faisait Axel à cause du plaisir qu’il prenait et que j’avais avant toujours particulièrement apprécié, m’écorchait les oreilles à vif. Sans attendre que je m’habitue à sa présence, qui aurait était de toute façon inutile, il entama directement ses coup de bassin. A chaque aller-retour, j’avais l’impression qu’il déchirait ma peau de l’intérieur. Tout mon corps était tendu sous la douleur si puissante qu’il me faisait ressentir. Je crus que ce moment n’allait jamais prendre fin, s’étendant en longueur jusqu’à l’infini. Aucun son ne sortait de ma bouche, je n’avais strictement aucune réaction, mise à part les larmes qui continuaient de couler de mes yeux clos. Mon corps bougeait au rythme de ses coups brusques, abandonné à son bourreau : je vivais un cauchemar. Jamais je ne m’étais imaginer vivre une chose aussi atroce, et encore moins de cette façon. C’était bien pire que toutes les craintes que j’avais pu avoir. J’avais terriblement mal et chaque coup de bassin était plus difficilement supportable.
Axel fut le seul à jouir, et à prendre du plaisir. Heureusement, il ne tarda pas à se retirer de moi et à s’allonger à mes côtés, redescendant lentement sur terre. Je me sentais sale et j’avais honte de ressentir ce genre de chose alors que c’était Axel qui venait de le faire. Peut être n’étais-je pas normal, et avais-je eu ce que je méritais. Je restait désespérément immobile, les yeux clos, la tête tournée de l’autre côté.
Axel fit alors quelque chose qui me détruit encore plus. Il se pencha légèrement au dessus de moi, et me murmura à l’oreille après un baiser déposé délicatement sur ma joue :
-               Je t’aime Elia, merci…
Mon cœur se serra de nouveau si fort que je crus qu’il allait éclater sous la douleur. Comment pouvait-il me dire cela et agir ainsi après ce qu’il venait de me faire subir ? Je tentais de me raisonner, me disant que j’avais peut être un peu exagéré les faits, mais rien y faisait. Axel s’allongea à mes côtés, un peu très près à mon goût, comme près à s’endormir. Je décidais d’en faire de même, souhaitant me réveiller le lendemain matin en ayant tout oublié. Seulement, les minutes passèrent et le sommeil était loin d’être proche. Je ne parvenais pas à faire le vide en moi, et la présence de Axel à mes côtés me brûlait de cette chaleur trop vive et désagréable. J’avais besoin de quitter ce lit, de m’éloigner pour me remettre. Rester à ses côtés ainsi, ne faisait qu’aggraver ma douleur. C’est d’ailleurs ce que je finis par faire, entendant sa respiration calme et régulière synonyme de son endormissement. Je ne pris même pas la peine de rassembler mes affaires, ni même de jeter un coup d’œil sur Axel, marchant directement nu et chancelant jusqu’à la salle de bain. Chaque pas , de part sa douleur, me rappelaient ce que je venais de subir…Cet appartement qui était le notre et qui m’était toujours apparut comme notre petit cocon, m’était maintenant hostile. Je rentrais dans la salle de bain, allant directement dans la baignoire, m’allongeant avec peine. Je réglais l’eau la plus chaude possible, et saisit le savon afin de me frictionner le plus fort possible, comme si cela pourrait effacer ce que j’avais vécu. Je ne mis fin à ce petit manège que lorsque ma peau fut trop rougie. Je pris ensuite un bain bouillant, me laissant aller à fermer les yeux, tentant de calmer le trouble et l’angoisse qui était présente en moi. 

Je ne sus combien de temps je restais ainsi, mais ce ne fut que lorsque l’eau fut bien trop froide que je sortis de la salle de bain. Je m’enroulais dans une serviette, me déplaçant toujours avec la même douleur et la même difficulté. Je me sentais toujours aussi mal, voire plus… Cette douche n’avait lavé mon corps qu’en apparence. J’avais l’impression d’être trahis, mais surtout de trahir ses sentiments en ressentant cela..
Lorsque je rentrai dans la chambre, Axel dormait, mais l’atmosphère était pour moi tellement étouffante que  je ressortis sitôt mes vêtements propres récupérer. Il fallait que je sorte. Même s’il était très tôt le matin, je ne pouvais pas rester là, j’avais besoin de prendre l’air, de prendre du recul pour mieux appréhender ce qui venait de se passer et ce qui m’était arrivé.
Une fois dehors, je fus saisit par l’air frais qui faisait dehors. Après tout nous étions en plein moi de janvier, il était normal qu’il fasse aussi froid. Il fallait que je trouve un lieu pour me retrouver seul et au chaud, et le seul lieu qui me vint à l’esprit fut mon bureau. Je me retrouvais donc dehors, frigorifié, à marcher jusqu’à mon bureau afin d’y retrouver un semblant de paix. Alors que je serpentais les rues désertes, il me semblait être suivi. Je jetais un petit coup d’œil discret, et ne vis personne. Sans y prêter plus d’attention, et ayant surtout l’esprit occupé par autre chose. Je travaillais pour un homme en tant qu’expert dans les livres anciens, lui dénichant les meilleurs livres, les plus rare et les plus anciens. J’étais assez doué dans ce travail, seulement depuis quelques temps, j’étais assez distrait, et faisait plusieurs erreurs. Je savais que la prochaine ne me serait pas pardonnée. Alors poursuivais mon chemin, j’eus une nouvelle fois cette impression d’être suivis. Ne supportant pas plus longtemps cette désagréable impression, je me tournais carrément, afin de voir si je n’étais pas fou. C’est alors que je vis un très jeune chien, apparemment perdu, qui semblait me suivre depuis un bon bout de temps. Il ne portait aucun collier, et semblait être comme moi à cet instant précis, perdu et errant. Attendrit par le regard qu’il me lança lorsqu’il s’assit, je tendis lentement la main vers lui, afin de tester sa réaction. Il ne me montra aucun signe hostile, si bien que je me retrouvais rapidement à toucher sa tête. Il avait le poil très doux. Ce chien devait appartenir à quelqu’un, et cette personne devait être en train de le chercher. Il ne devait de toute façon pas être bien lui. Après quelques caresses, et frissonnant à cause du froid, je lui dit tout simplement au revoir et repris ma route. Mais alors que je m’étais éloigné de dix mètres de l’endroit ou je m’étais arrêter,  le chien me suivit, allant même jusqu’à marcher à mes pieds, comme si ce chien était le mien.  J’aimais beaucoup le regard qu’il me lançait, et n’aurait su décrire ni savoir pourquoi, le bien que cela me fit alors de marcher à ses côtés. Je ne cherchais pas à le repousser et lui demander seulement à marcher à mes côtés. C’était comme s’il avait toujours était mon compagnon. Après une bonne marche, je finis par arrivé devant mon lieu de travail qui était en fait une sorte de vielle boutique poussiéreuse en apparence. Je passais par derrière, mais alors que j’ouvrais la porte, le chien me força un peu le passage et pénétra dans le lieu. Ma première réaction fut de vouloir le faire sortir, mais je finis par me dire qu’après tout, il avait bien droit à un peu de chaleur. C ‘était un chien sans race, tout noir, et assez fin, bien que ses poil un peu long lui donne une certaine puissance. Je fermais la porte derrière moi, et me dirigeais jusqu’à mon bureau pour y trouvais le chien allongé sagement à côté de mon fauteuil. Amusé par cette réaction, je le laissais à sa place et le contournais avant de m’asseoir à mon bureau et d’allumer mon ordinateur. Les dossiers et les choses à faire s’entassaient sur mon bureau, et j’avais à peine la place pour ma souris et mon clavier. Je m’enfonçais dans mon fauteuil, fixant alors l’écran d’ordinateur qui était en train de se mettre en marche, sans trop prêter attention à celui-ci. Mes réflexions me menèrent indirectement mais assez rapidement à Axel et à ce que nous avions fait cette nuit. J’en oubliais le lieu ou je me trouvais, et mes mains devinrent presque tremblantes, sans que je m’en aperçoive vraiment. C’est alors que je sentis un poids sur ma cuisse, et de la chaleur qui n’était autre que la tête du chien qui semblait vouloir me faire sortir de ses sombres pensées. Je trouvais ce chien de plus en plus étrange, et surtout ma manière de réagir avec lui. Ce chien devait surement avoir un maître qui devait le chercher à l’heure actuelle. Je regardais alors s’il était tatoué, constatant que ce n’était finalement pas le cas. Au vu de l’heure entre très matinale, je me dis que j’attendrais le milieu de matinée pour appeler la spa. Jusque là, il resterait avec moi, profitant tous deux de notre présence mutuel. Je n’aurais supporter la présence d’une autre personne, mais celle de ce chien qui ne me forçait pas à lui rendre des comptes ou à lui parler avait quelque chose de reposant et de réconfortant.

Sans trop savoir comment, et surtout pour penser à autre chose, je finis par me mettre au boulot, entamant tout d’abord une phase de tri et de ménage. Puis je me mis à faire des recherches sur internet, ne voyant pas les heures défiler, ne pensant plus à ce que je venais de vivre, l’esprit occupé par le travail. Ce fut vers dix heures du matin que j’entendis la porte de derrière s’ouvrir et très peu de temps après mon patron, apparemment de mauvaise humeur entrée dans mon bureau.
Aussitôt son regard se posa sur le chien qui s’était redressé à son arrivée, et sans même un bonjour, il déclara sèchement :
-               Qu’est ce que c’est que ça ? Les animaux sont interdit ici, j’avais pourtant était clair.
-               Je… bredouillais-je, je l’ai trouvé ce matin, et en attendant de retrouver ses maîtres et au vu du temps qu’il fait dehors, je m’étais dit que l’on pourrait faire une exception.
-               Je n’aime pas du tout vos manières de faire, finit-il par dire en sortant de mon bureau. Cette après-midi, il n’est plus là.
Je n’eus pas le temps de lui répondre quoi que ce soit, que déjà il était partit en fermant la porte du bureau. Je regardais alors ce fameux chien qui ma lançait comme un regard désespéré. Je lui souris avant de passer une nouvelle fois ma main sur sa tête en un geste affectueux avant de me remettre au travail. Ce ne fut qu’un peu avant midi que je saisis le téléphone et décidais d’appeler la spa. Une fois prévenue, et me faisant clairement comprendre de le garder le temps que son maître se manifeste, je décidais de rentrer chez moi. Je savais que j’avais beaucoup de chance de tomber sur Axel, mais la présence de ce chien avec moi me rassurait. Il fallait que je me confronte de nouveau à lui. Ce que j’avais vécu était maintenant comme un mauvais rêve, qu’il fallait que j’éclaircisse. Mais alors que j’allais sortir, me dirigeant vers la porte, suivit de près par le chien comme si il m’avait toujours appartenu, une voix grave hurla mon prénom :
-               Elia !!! Viens ici !
J’avais de plus en plus de mal à supporter cet homme et pourtant sans lui je n’avais pas de travail. Penaud et surtout angoissé à l’idée de ce qu’il allait me reprocher, je marchais jusqu’à son bureau, bien plus grand et classieux que le mien, alors que le chien resta assis devant la porte, me laissant seul affronter cet homme. Ce n’était peut  être pas plus mal s’il ne le voyait pas en plus.
A peine eus je passé la porte d’entrée qu’il déclara froidement :
-               Vous avez fait l’erreur de trop en laissant passer ce livre ce matin très tôt alors que vous étiez au bureau, rassemblez vos affaires et prenez le porte.
-               Mais, je… commençais-je à protester devant l’injustice et la raison imaginaire qu’il était en train d’inventer.
-               Je ne le répèterai pas ! me coupa-t-il.
Je fis alors une chose qui me dégouta moi même, la même chose que j’avais fait cette nuit : abandonner sans me battre. Etre passif devant ce qui m’arriver et l’accepter ainsi, bien que cela soit douloureux et que ce ne soit que de l’apparence. J’avais toujours était comme cela, depuis très jeune, et beaucoup en avait profité…
Je sortis de son bureau. Le chien m’attendais toujours devant la porte de sortie. Je ne pu empêcher un petit sourire qui vint se dépeindre sur mes lèvres à sa vue. Il était là depuis le début de ma chute. Je rassemblais très rapidement mes affaires, n’ayant dans ce lieu pas grand chose qui m’appartenais. Pour le moment je ne réfléchissais pas à ce que j’allais devenir, mais comment j’allais pouvoir l’annoncer à Axel. A vrai dire trop de choses étaient arrivées pour que je réalise vraiment. J’avais beaucoup de choses à régler avec Axel, et la première serait ce qui s’était passé cette nuit. Je lui avais comme pardonné, repoussant la faute sur moi. Il était normal qu’il ait fini par craqué après tout le temps ou je l’avais fait attendre. Il aurait même pu finir par aller voir ailleurs. A cette pensée mon cœur se serra si fort que je la repoussais très vite. Je portais toujours en moi la douleur de la nuit dernière, vive à chaque pas effectués.

C’est ainsi que je me retrouvais à marcher dans la rue avec pour seule compagnie ce chien qui continuait à me suivre comme s’il l’avait toujours fait. Je me rendais compte que sans lui, je n’aurais jamais eu le courage de me rendre jusque chez moi. Il allait bientôt se mettre à pleuvoir, et si je ne me dépêchais pas, je risquais de me prendre la pluie. Mais étrangement, ce ne fut pas pour autant que j’accélérai le pas, voulant malgré moi, retarder le moment de la confrontation avec Axel. Je ne pouvais nier que je ressentais une certaine crainte à me retrouver de nouveau en face de lui. Comment allait évoluer notre relation ? Comment allait se passer notre prochaine fois ? Devrais-je endurer encore une fois la passivité ? A cette pensé et au mal être qui m’envahis presque aussitôt, je sus que ce ne serait pas possible. Je ne pourrais le supporter et pourtant je savais que j’allais être amener à le revivre. J’aurais beau repousser la chose, je la subirais inévitablement à un moment ou à un autre. Maintenant que je l’avais vécu une fois, j’étais encore plus terrifié à l’idée de le vivre de nouveau.
Trop rapidement à mon goût, je me retrouvais devant ma porte d’entrée, les clefs à la main.  Hésitant, je finis par ouvrir cette porte. Le verrou n’était pas fermé, Axel était donc bien ici. Je pénétrais dans l’appartement, suivis de près par le chien. Je balançais ma veste sur le canapé, Axel ne semblait pas s’être levé car il n’y avait personne dans le salon et dans la cuisine. Je me dis que le chien devait avoir soif, si bien que je lui servais un peu d’eau, pas vraiment pressé d’aller voir Axel, retardant encore une fois comme je le pouvais notre rencontre. Je trouvais aussi un petit quelque chose pour le nourrir, puis le laissait sans aucune crainte dans ma cuisine avant de me dirigeais vers ma chambre. Seulement, plus je me rapprochais de la porte de celle-ci, plus il me semblait entendre des voix. Etais-je en train de devenir fou ? Peut être écoutait-il tout simplement la radio ou regardait-il la télévision ?
Je m’approchai pas à pas de celle-ci, jusqu’à ce que je m’y arrête, tendant l’oreille en entendant la voix de mon amant :
-              … ouais ça s’est passé hier soir… J’ai enfin pu le baiser.
Il semblait dialoguer avec un autre, certainement au téléphone me dis-je, déjà le cœur serré par ce que je venais d’entendre. Seulement, une voix masculine lui demanda alors :
-              Alors, c’était aussi bien que tu l’imaginais ?
-              Putain, ne m’en parle pas, j’ai eu l’impression de baiser un bout de bois.
-              Sérieux ? Alors, dis l’autre homme avec une fois chaude qui me donnait des hauts le cœur, tu vas encore avoir besoin de moi et de mon petit cul…
-              Oh que oui…
Les larmes venaient toutes seules, j’avais l’impression de vivre un cauchemar. Ce ne pouvait être vrai… Axel ne pouvait pas dire cela ? Il m’aimait… Il me l’avait répété tant de fois… Oui il m’aimait aussi fort que ne l’était mon amour pour lui. Nous deux, c’était pour la vie…
Les bruits que j’entendis ensuite m’en dirent long sur leur occupation. Comment pouvait-il faire cela ? Comment pouvait-il me faire cela à moi ? Détruit et tremblant, je posais ma main sur la poignée de la chambre, sachant pertinemment que c’était la dernière des choses à faire, et pourtant… Je voulais voir… Je voulais être sur… Je voulais encore croire une dernière fois en notre amour. Vivre sans lui était pour moi mourir à petit feu…
La porte s’ouvrit, j’eus sous mes yeux le plus horrible des spectacles : Axel possédant un inconnu, un sourire extatique sur les lèvres dans une expression que je ne lui avais jamais vu…

A suivre...

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