J'ai piraté le blog de lybertys niaaaaah ! Mademoiselle se prélasse dans son lit a paris alors j'me suis dis que MOI j'allais penser à ses petits lecteurs. non je rigole, elle est en train de vous pondre pleiiiiiin de suite.
Ce que je pense de ce chapitre : Je dirais que Lybertys fait passer mon petit chéri, Nath, pour un gros obsédé, mais je vous promet, c'est Jonah le refoulé !!!
Je vous fais de groooooos bisous et si vous voulez me lire, je suis dans les lien...MAI-LYNN...Mdr On se fait de la pub comme on peu hein ^^
Nous arrivâmes devant une boite de nuit dont le nom ne m’était pas inconnu, certainement une des boîtes branchées de la ville ou je
n’avais bien évidemment jamais mis les pieds. Nous descendîmes de la moto et après un sourire nous nous dirigeâmes vers l’entrée. Nath avait apparemment souvent l’habitude de venir ici, ce qui
nous permis d’entrer directement sans passer par la porte.
Mon cœur battait extrêmement vite, allant vers l’inconnu. La boîte de nuit était bondée et tout le monde se trouvait sur la piste. Arrivés aux vestiaires, Nath donna sa veste, et demanda la
mienne. Honteux, je fis non de la tête avant de rougir.
- Tu vas vite crever de chaud si tu garde ta veste… Allez donnes la moi. Dit-il gentiment.
Après un sourire, je consentis à enlever ma veste, mettant immédiatement mes mains dans mes poches en baissant la tête. Son regard posé sur moi me gênait. Ce n’était d’habitude pas dans mon
naturel de me préoccuper de ce genre de chose, mais ce n’était pas la même chose en ce lieu et sous ses yeux. Après avoir donné nos vestes, il s’approcha de moi.
- Ne t’inquiète pas, même sans ta veste tu es toujours sexy ! Dit-il, dans un sourire.
Il ne fit heureusement pas attention au fard que je piquais peu habitué à ce genre de compliment, et encore moi à l’entendre d’un homme. Il me tira le bras afin que je le suivre, et immédiatement
nous nous frayâmes un passage dans la foule pour trouver une table. Quelques minutes plus tard, nous en trouvions une près de la piste de danse. Je m’assis, regardant tout autour de moi ce lieu
qui m’était inconnu. Je n’avais pas eu le même genre de jeunesse que Nath. A son âge j’avais encore mon petit frère à charge. Aurais-je était pareil que Nath si j’avais été seul ? Observant
le lieu, je ne sentis qu’après un temps le regard de Nath posé sur moi. Je tournais alors la tête vers lui surpris, et il se mit à son tour à rougir et à fuir mon regard, pris en
faute.
- Je… Tu veux un verre ? Demanda-t-il maladroitement.
- Une biere...Dis-je en hochant la tête.
Il me fit un sourire et se leva précipitement, allant jusqu’au bar. Je le perdis de vu assez vite vu le
nombre de personne présent en ce lieu. Qu’est ce que je foutais ici ? Ce n’était d’habitude vraiment pas mon naturel de me pointer dans ce genre d’endroit. Quelques regards posés sur moi,
mon cœur battait bien plus vite que je ne l’aurais voulu. Pourquoi étais-je venu ici ce soir ? Certainement pas pour le lieu, mais pour passer encore un peu de temps avec Nath. Celui-ci ne
tarda d’ailleurs pas à revenir, et me tendis ma biere. Dans un sourire il s’assit et nous nous mîmes à discuter de la boite. Il me raconta qu’il aimait ce genre d’endroit, qu’il se sentait libre
et que ça le ressourçait en quelque sorte. Je buvais littéralement ses paroles, avide de connaissances sur lui, comme jamais cela ne m’était arrivé avec d’autres. Gêné de parler de lui depuis un
petite heure, Nath finit par détourner la conversation vers moi.
- Et toi tu viens souvent en boite ? Me demanda-t-il en se doutant déjà très certainement de ma réponse.
Sans lui mentir, j’avouais :
- Non… Pas vraiment, quand je reste le soir… Je suis plutôt crevé alors… Répondis-je hésitant.
- Tu bosses demain ? Me demanda-t-il.
- Non… Et toi ?
- Oui, mais je vais quand même profiter toute la nuit ! Lança-t-il en se levant, tu viens ?
Sans comprendre ce qu’il voulait, je fronçais les sourcils.
- Tu viens danser avec moi ? Demanda-t-il dans un sourire.
Danser avec lui ! Aussitôt je piquais un fard et fit non de la tête en regardant ailleurs. J’étais loin d’être assez à l’aise pour aller danser et surtout avec lui. Heureusement il n’insista
pas et partit danser sans moi après m’avoir sourit. Je le regardais partir, s’insinuant entre tous ces hommes et ses femmes. Lorsqu’il trouva sa place, il se laissa totalement guider par la
musique, fermant les yeux et se laissant aller. Cet homme plus jeune que moi était d’une beauté incroyable, mais qui m’était interdite. C’était pourtant le seul et surtout le premier homme qui me
faisait cet effet. Buvant une gorgée de biere, le quittant un instant des yeux, je faillis m’étouffer en voyant un autre homme se coller derrière lui. Ma main se crispa sur mon verre, jamais je
n’aurais pensé qu’une telle image me mettrait dans cet état. Avec mon frère, c’était différent… Nath se retourna alors que le blondinet le pris dans ses bras. Etait-ce le type d’homme que Nath
appréciait ? Bien plus jeune que moi, comme mon frère. Qu’avais-je espéré cette nuit là, nous sortions juste en ami. Ami… Même ce terme sonnait faux et ne qualifiait pas notre début de
relation. Je n’entendais pas ce qu’ils se racontaient. Je les regardais bêtement, sans rien faire. Nath posa une main sur son torse pour le reposer, et quelque chose en moi parut satisfaite.
Rapidement, il me sembla qu’il me lançait un regard en coin, constatant que je les observais. Ce n’est que lorsque l’autre homme tenta de l’embrasser alors que Nath ne semblait pas d’accord que
je réagis. Posant mon verre, je me levais, sans trop savoir ce qui me prennait. Nath repoussa vivement le jeune homme, et c’est à ce moment là, qu’arrivé à sa hauteur, le cœur battant, je
l’encerclais de mes deux bras par derrière, posant ma tête dans son cou.
- Il est avec moi. Dis-je surprit par la froideur dont je faisais preuve.
L’odeur, la chaleur du corps de Nath tout contre moi… J’étais en train de m’y perdre. Nath frissonna et j’espérais qu’il ne sentait pas les battements frénétiques de mon corps. A part mon frère,
personne ne m’avait approché d’aussi prêt depuis des années… Le blond sembla soudainement comprendre car il partit aussitôt, mais j’avais déjà oublié son existence. Nath se retourna alors,
gêné.
- Merci… Je ne savais pas comment le faire partir… Fit-il en passant une main sur sa nuque.
- Je devrais peut-être danser avec toi… Au cas où… Dis-je extrêmement mal à l’aise.
Nath dû certainement se retenir de se moquer de moi devant cette soit disant obligation que je me donnais. A mon plus grand soulagement, il ne m’en fit pas part. Il acquiesça, et passa ses bras autour de mon cou. Immédiatement, le rouge me monta aux joues, comme un adolescent pour son premier rendez-vous. Qu’est ce que je pouvais être ridicule ! Me laissant faire, il attrapa mes mains et les posa sur ses hanches, me collant à lui. Ses bras se posèrent sur mes épaules, laissant nos visage tout près l’un de l’autre. Ma respiration et mon rythme cardiaque s’accélérèrent.
- Comme ça il aura vraiment l’impression qu’on est ensemble. Dit-il dans un sourire charmeur.
Je ne répondis rien, rougissant de plus belles alors qu’il bougeait ses hanches, collant nos bassins.
- Détends-toi, murmura-t-il tout contre mes lèvres.
Je pouvais sentir la chaleur de son souffle m’effleurer le visage… Tentant de me reprendre, je bredouillais rouge de gène.
- Je… Je ne sais pas danser…
- Moi non plus… Laisse-toi juste guider par la musique… Ferme les yeux.
Le sentir si près, le toucher, perçevoir son odeur que je trouvais si douce, tout cela m’enivrais, et à l’aide de la musique, me faisait tomber dans un état second. Et ce sourire dépeint sur ses lèvres, s’alliant aux charmes de son regard… Je le sentais se rapprocher de plus en plus de moi, mais ce n’était pas pour autant que je le repoussais. Etonnament j’étais loin de vouloir qu’il cesse. Ses hanches se collèrent un peu plus contre les miennes, et il resserra ses bras autour de mon cou. Lentement je me laissais aller à bouger, mouvant légèrement mon bassin. Ses yeux fixés sur moi, son front fini par se poser sur le mien. J’oubliais tout peu à peu : le lieu ou je me trouvais, ma position, mon frère, mon passé ; seul comptait pour moi l’instant présent et Nath tout près de moi. J’oubliais même qu’il avait été l’amant de mon frère, sa simple présence dans mes bras suffisant à emplir l’espace de mon esprit. Mes mains posées sur ses hanches remontèrent dans son dos, et un frisson parcourut mon vis-à-vis. Son nez vint caresser ma joue, j’étais comme hypnotisé par ses faits et gestes. Tout mes sens étaient à l’affut du moindre ressentis. Dangereusement, ses lèvres s’approchèrent de moi, nous marchions droit vers l’interdit. Engourdis, je me laissais faire, me surprenant moi-même à m’approcher un peu. Il ne restait qu’un infime espace entre lui et moi, un seul pas à franchir pour dépasser les limites que nous aurions dû respecter… Mais au moment même ou il allait m’embrasser, la musique se coupa. Tout se passa très vite, le DJ cria dans le micro et je retrouvais ma place et mes esprits, le repoussant avec force. Qu’avais-je failli faire ? Alors que toute ma vie je m’étais battu pour le bonheur de mon petit frère voilà que j’étais en train de lui faire une chose affreuse. Je n’aurais pas dû en avoir envie. Pourquoi fallait-il que ça soit justement lui, la première personne qui semblait différente des autres… ?
La main sur la nuque extrêmement gêné par mon attitude et ce que nous avions faillit commettre, je fuyais son regard, comme pris en faute. Je ne pouvais pas rester à ses côtés une minute de plus. Il fallait que je m’éloigne. C’était bien trop risqué.
- Je… Je vais prendre l’air ! Dis-je en partant immédiatement.
- Jonah attends ! S’écria-t-il en essayant de me retenir.
Mais c’était trop tard. Je ne l’écoutais pas et sortit de la piste allant jusqu’au vestiaire, prenant ma veste. Il fallait que je
sorte d’ici. Qu’est-ce qui m’avait pris de venir avec lui ici ? Je me faisais peur, je ne me reconnaissais plus. Une fois à l’extérieur de la boite, je m’appuyais dos au mur, les jambes
fébriles, la main sur les yeux. Nath m’avait malheureusement suivit.
- Jonah… Souffla-t-il tristement. Excuse-moi, je n’aurais pas dû…
- Je vais y aller, dis-je le regard fuyant.
- Non attend, laisse-moi te ramener au moins !
-
Je vais prendre un taxi merci.
La simple idée de me retrouver de nouveau collé à lui sur sa moto me donnait des frissons. C’était comme se refuser le fruit interdit si dangereusement tentateur.
Sans un regard pour lui, je m’avançais vers la rue. C’est à ce moment là qu’il me sembla entendre Nath me dire :
- Tu me plais.
Je me figeais immédiatement, restant le dos tourné à lui. Il ne pouvait pas. Il n’avait pas le droit de me dire cela…
- Je sais que c’est idiot, et que je ne devrais pas ressentir ça… Tu est le frère de Tim et je sais que même si c’est lui qui m’a lagué, il piquerait une crise en voyant ça… Mais j’y arrive pas. Je me sens bien avec toi… Je… Je… Tu me plais.
Restant maître au mieux de moi-même, je répondis le plus froidement possible, espérant qu’il ne percevrait pas le tremblement de ma voix :
- Tu ne peux pas me dire ça…
- Jonah… Souffla-t-il tristement.
Cette façon qu’il avait de prononcer mon nom. Aucun autre homme le prononçant ne m’avait fait cet effet. Il fallait que je m’éloigne pour de bon, que tout cela cesse immédiatement, et il n’y avait pour cela qu’un seul moyen.
- Je ne veux plus te voir.
- Quoi ? Demanda-t-il surpris
- Ne m’appelle plus, ne m’envoie plus de message, et ne pense même plus à moi. On est allé beaucoup trop loin.
C’était mieux ainsi. Il fallait que je l’éloigne de moi avant qu’il ne me connaisse
vraiment. De lui, je ne voulais pas de rejet. Je préférais m’éloigner avant qu’il ne choisisse de le faire lui-même. Je ne pouvais pas lui plaire. Je ne pouvais pas plaire à qui que ce soit…
Sans rien ajouter de plus, je marchais droit devant moi et héla un taxi. Heureusement, Nath ne fit rien pour me retenir. A aucun moment je n’osais me tourner pour voir s’il était encore là, ou retourné dans cette boite se trouver quelqu’un de plus approprié. Je montais dans le taxi, et
rentrait chez moi, tentant d’oublier cette journée…
**
Cela faisait deux semaines que cette soirée était passée et que je ne l’avais plus revu. J’en avais
parlé très brièvement avec Emma qui n’état pas dupe. Tim biensûr n’était au courant de rien. Comme j’avais demandé à Nath, il n’avait pas essayé de m’appeler, ni de m’envoyer un sms, à mon plus
grand regret. Je savais que c’était justement l’inverse que de ce que je devais ressentir, mais l’envie de prendre mon portable et de le contacter était sans cesse plus tentatrice et oppressante.
Je ne l’avais connu qu’une seule soirée et pourtant sa présence me manquait et me faisait défaut. Je continuais pourtant de vivre, sans rien laisser transparaître, laissant de l’ordre du fantasme
interdit et irréalisable un autre moment passé avec lui. Ce midi, nous nous allions à un diner d’affaire pour le travail avec Emma. Nous rentrions dans un bar restaurant assez classe, ou nous
nous rendions pour quelques clients seulement. A peine levais-je les yeux à la recherche d’un serveur que je le vis à quelques pas. Nath, habillé d’un pantalon noir et d’une chemise blanche à
faire palir quiconque, servant un plat sur une table de manière concentrée. Je me figeais d’effroi, pourquoi fallait-il que nous tombions sur lui ? Et pourquoi travaillait-il maintenant dans
ce bar ? Il se retourna après avoir offert un sourire charmeur à ses clients, et s’aperçut de ma présence. Malheureusement je ne fus pas le seul à remarquer sa présence et Emma l’apercevant
s’écria en s’avançant vers lui dans un cri qui le fit sursauter :
- Nath ! Ca fait longtemps !
- Emma, dit-il dans un sourire qui contrastait avec le regard qu’il m’avait brièvement lancé. Comment vas-tu ?
- Bien ! Alors c’est toi qui va nous servir ?
- Oui, si vous voulez me suivre…
Après une courbette, et sans un regard pour moi, il marcha en direction d’une assez grande table près d’une fenêtre donnant sur la rue piétonne. Il attendit un instant que nous nous installions,
puis nous tendis le menu avec un grand professionnalisme. Puis il partit, nous laissant choisir notre repas. Je détestais ces rendez vous. Parfois je me demandais si j’étais vraiment fait pour ce
métier. Certes il me rapportait de l’argent, mais j’aspirais à bien d’autre chose. Emma était bien plus sociable que moi, et c’est elle qui animait la conversation. Elle s’approcha un peu plus de
moi, et me glissa soudain à l’oreille.
- Franchement Jonah, tu aurais pû lui dire bonjour, ce n’est pas parce qu’il n’est plus avec ton petit
frère que tu dois l’ignorer comme ça. C’est vraiment une attitude…
- Ne te mêle pas de cela ! La coupais-je sèchement.
- Tu as vraiment un sale caractère ! Après tu t’étonnes de ne pas avoir d’ami.
- Peut être que ma solitude me va très bien. Répliquais-je, espérant qu’elle n’insiste pas plus.
Malheureusement, ce n’était pas son genre. Dans un soupire elle ajouta :
- Franchement Jonah, tu es ridicule. Si j’étais à ta place, j’en aurais déjà profité. S’il n’est plus
avec Tim ça veut dire qu’il est célibataire. Quel dommage qu’il soit gay…
- Arrête Emma ! C’est l’ex de mon frère, même si je le voulais je ne pourrais pas faire ça.
- Bon, bon… Tu perds vraiment une occasion en or.
Le sujet fut enfin clos, et nous nous concentrâmes sur nos clients, véritable but de notre repas. Après quelques minutes, Nath vint prendre nos commandes, évitant une fois de plus soigneusement
mon regard posé sur lui. Je ne savais comment je me retenais de partir à sa suite lorsqu’il se rendit dans les cuisines, et je dû faire tous les efforts du monde pour me concentrer sur notre
échange. Le service fut assez rapide, Nath nous apportant les plats en m’ignorant avec classe. Les regards intrigués d’Emma posés sur moi m’agaçais, mais je ne faisais rien pour lui dire
d’arrêter. Nous mangeâmes en discutant affaire, mais je n’avais qu’une hâte, sortir de ce restaurant et m’éloigner de Nath avant de craquer. Mon regard dévia très souvent sur lui, accoudé au bar
en train de boire un verre d’eau avec un autre serveur. Lorsqu’il fut le moment d’aller payer, toutes mes bonnes résolutions étaient en train de s’étioler.
- Tu vas régler l’addition Jonah ? Me demanda Emma.
- Je… Tu ne veux pas y aller… Lui répondis-je, n’ayant pas envie de lui faire face seul à seul.
- Arrête d’être aussi coincé et vas tout de suite payer ! S’exclama-t-elle d’une voix stridente, m’obligeant à m’y rendre.
Tous les regards se tournèrent vers moi. Je piquais à ma plus grande honte un fard, et baissais les yeux, me promettant intérieurement de me venger. Résolu, je me levais puis m’excusais auprès de
nos associés, et allais au bar peu sûr de moi. Il arriva vers moi, avec un regard froid qui me serrait le cœur.
- On… On voudrait l’addition s’il te plait… Dis-je avec beaucoup d’hésitation.
Il acquiesça et prit son cahier de commande afin de faire l’addition. Tentant de meubler cet instant qui était bien trop tendu pour être supportable, je lui demandais assez maladroitement, comme
à mon habitude :
- Tu… Tu vas bien ?
- Oui merci. Répondit-il, tapant à la machine.
Je n’ajoutais rien, comprenant que finalement la discussion était pire que tout. Il n’avait pas envie de me parler, je n’allais pas le
forcer. Après tout c’était de ma faute, c’était moi qui avais instauré cette distance avec lui. Pourtant, je ne la supportais plus. J’allais me lancer et m’excuser de mon comportement de l’autre
nuit, mais c’est à ce moment là que Nath me demanda :
- Vous voulez payer par carte ? Demanda-t-il, choisissant le « vous » de manière non innocente, comme pour enfoncer le clou.
- Oui… Soufflais-je déconcerté.
Je lui tendis ma carte et il la prit, la passant dans l’appareil. Puis, il me le tendit et je tapais
mon code. Un ticket en sortit, et il me rendit ma carte avec. Décidé à aller jusqu’au bout, ne supportant pas le regard de l’autre serveur posé sur nous, je lui demandais, une main sur la nuque,
angoissé :
- Tu finis à quelle heure ?
Il se mit alors à rire ironiquement posant son regard froid et désagréable sur moi.
- J’ai comme une impression de déjà vu ! S’exclama-t-il arrogant.
N’étant plus à même de supporter son attitude, je commençais vexé :
- Nath je sais…
- Et la dernière fois, ça s’est plutôt mal fini… Désolée, mais j’ai du boulot.
Sans un mot de plus, il se retourna voir son collège, lui servant un deuxième expresso. Etais-ce son nouveau petit ami. Le fait de m’avoir dit que je lui plaisais n’était qu’une passade, un
sentiment de l’instant qui s’était effacé aussi vite qu’il était venu. Je jetais un regard noir à l’autre serveur, puis retournais m’assoir près d’Emma, lui glissant à
l’oreille :
- Je te revaudrais ça !
Nous finîmes par nous lever et nous partîmes en lui disant au revoir, tous sauf moi. Emma lui dit un petit signe de la main et nous suivit. Pour ma part, je ne lui offris même pas un seul regard. J’aurais dû être vexé, en colère contre lui… Non, j’étais juste froissé et blessé par son attitude, mais mon envie de le revoir et de lui parler sérieusement était ravivée.
Nous nous séparâmes devant le bar restaurant, Emma devant faire un tour chez elle, nos associés s’en allant, et moi retournant à notre lieu de travail. Je n’avais pas marché dix minutes que sur un coup de tête je fis brusquement demi-tour en direction du bar. Je n’avais pas aimé notre dernière discussion. C’était l’occasion ou jamais et j’allais me lancer. Lorsque je rentrais dans le restaurant, j’allais directement vers le bar, cherchant Nath des yeux.
- Vous désirez quelque chose monsieur ? me demanda une femme d’une trentaine d’année.
- Je… Je cherche Nath…
- Ah vous le ratez de quelques minutes, il vient de finir son service.
- Vous n’auriez pas son adresse, lui demandais-je du tac ou tac.
- Euh si, me répondit-elle surprise. Je reviens.
Elle s’absenta quelques instants pour revenir avec un papier sur lequel était inscrit son lieu de résidence. Après l’avoir remercié, je sortis et marchais jusqu’à ma voiture. Je ne savais pas ce
que j’étais en train de faire, mais une chose était sûre, je ne pouvais faire autrement. J’arrivais assez vite devant chez lui, connaissant le quartier ou il habitait. Cherchant son étage sur la
boite au lettre, je pris l’escalier et arrivé devant sa porte. Après une seconde d’hésitation, je sonnais à sa porte, espérant qu’il serait chez lui.
- C’est pas vrai, il a fallut que tu ramènes Emily en plus ! L’entendis-je s’écrier chez lui.
J’arrivais au mauvais moment. Je dû me faire violence pour ne pas partir en courant. Il ouvrit la porte rageusement, alors que ma main était encore levée suite au fait d’avoir sonné. Les yeux
grands ouverts, je ne pû faire autrement qu’être surpris par son état d’énervement excessif.
- Ce n’est pas vraiment le moment ! Lacha-t-il, hors de lui.
- Désolé…Fis-je troublé et désarçonné.
- C’est bon, je m’en vais, envoie-moi ta procuration, je n’espérais pas plus de toute façon. Dit une femme en se levant de son canapé.
En lançant un regard noir à Nath, elle sortit de la pièce, m’ignorant totalement. Elle ressemblait étrangement à Nath. Dans un soupire, il passa une main sur son visage avant de prendre une
grande inspiration.
- Tu veux quoi ? Demanda-t-il en essayant d’être calme.
- Je suis désolé, je repasserais… Je… Bégayais-je gêné, perdant tout mes moyens, me sentant encore plus ridicule d’être venu chez lui sur un coup de tête.
- C’est bon, dit-il en allant dans la cuisine. Si tu dois me miner un peu plus le moral, autant le faire tout de suite, que je me suicide après.
Je fermais la porte derrière moi, alors que Nath se mettait à genoux, cherchant quelque chose sous son évier. Lorsqu’il sembla l’avoir
trouvé, il se releva, posant la bouteille de wisky sur la table basse, avant de s’assoir sur le canapé, la tête contre le dossier, fermant les yeux. Inquiet vis-à-vis de son attitude, je ne dis
rien, ne sachant que trop faire.
- Laisse-moi boire un verre avant. Dis-t-il en passant une nouvelle fois ses mains sur son visage.
- Je… je ne suis pas venu pour te faire des reproches… Nath… Soufflais-je en m’assaillant près de lui.
Je n’aimais pas le voir dans cet état, et finalement je ne regrettais pas ma décision de venir le voir.
Il tourna la tête vers moi pour voir si je disais vrai. Il m’apparaissait plus ou moins soulagé. Son regard se reposa sur le plafond, avant qu’un énième soupire traverse ses lèvres. Nath semblait être aussi torturé que moi. C’était peut être pour cela que j’avais plus d’affinité avec lui et qu’il me faisait cet effet.
- C’était ta sœur ? Elle te ressemble… Dis-je, dans un sourire.
- Malheureusement… Dans ma famille, nous ne somme pas aussi proche que toi et Tim.
- J’ai crû comprendre. Répondis-je.
Il éclata alors de rire, semblant être à bout. Se levant, il ouvrit la bouteille servit un verre et le bu cul sec.
- Je suis pitoyable à m’enfuir comme ça… Souffla-t-il alors qu’il portait un deuxième verre à ses lèvres.
- Tu fuis quoi ? Demandais-je, me rapprochant de lui sans trop m’en rendre compte, sensible à sa détresse.
- Ma famille… Mon père… Et mon passé.
Je ne répondis rien. Je ne voyais pas quoi lui dire. J’aurais été incapable de le questionner plus longtemps sur son passé, ne désirant pas dévoiler le mien. Après un troisième verre, il se rallongea sur le dossier. Malgré tout, je ne pouvais pas rester sans rien faire ou sans rien dire et posant mon coude sur le dossier, ma tête sur ma main, je lui demandais :
- Tu veux en parler ?
- De quoi ? De ma sœur ? M’interrogea-t-il, tournant la tête verre moi.
- Oui… Tim ne m’a jamais dit que tu avais une sœur.
- Parce qu’il ne le sait pas…
J’ouvris de grands yeux surpris, ne m’attendant pas à cette réponse. Je regardais autour de nous, cherchant des photos familiales ou quelque chose qui pourrait trahir l’existence de
celle-ci.
- J’ai deux sœurs, se décida-t-il à dire, en fermant les yeux. La première, c’est Katrin, tu l’as vu à l’instant. Elle est mariée à un gars qui travaille dans le pétrole, le genre de gars à n’être jamais à la maison. L’autre, c’est Emily. Elle a deux ans de plus que moi, et est fiancée à un étudiant en médecine. C’est celle qui s’occupe le moins de moi et qui me laisse en paix. Ca doit bien faire 10 ans qu’on ne s’est plus parler sans se disputer.
- Dix ans ? Fis-je totalement perdu.
- J’avais 13 ans la première fois qu’il a commençé à me frapper.
Mon sang se glaça dans mes veines, et je ne pus que me crisper, lui lançant un regard triste. Comment pouvait-il me dire cela avec tant de facilité ? Avoir pensé qu’il s’en était mieux sortit que
moi, ne voulais finalement pas dire qu’il n’avait pas eu lui aussi quelques années sombres.
- Qui ça ? Osais-je demander, peu sur de moi.
- Mon père.
Je ne sus quoi dire, mon cœur battait très vite, et je me contentais de le fixer, le cœur douloureux à écouter ce qu’il avait subit.
Il éclata alors de rire, comme un fou. Il semblait avoir besoin de relâcher la pression qui s’accumulait, et m’en parler devait lui faire du bien, il poursuivit, la voix faible :
- Le pire dans tout ça, c’est que ça aurait dû nous souder plutôt que de nous détruire. J’avais le choix, soit c’était moi, soit c’était elles… Je me suis toujours choisi… Et elles n’ont jamais
accepté ce qui se passait. « Papa est malade », « Il ne sait pas ce qu’il fait », S’exclama-t-il la voix forte, pour reprendre plus faiblement, « Arrête de te rendre
intéressant, Papa ne ferait jamais ça » … Même les marques… J’avais les preuves, mais non… Je me bagarrais en cours…
Il se redressa, posant sa tête entre ses mains. Il ne sentait pas bien, et tout ce que je pu faire, ce
fut de poser ma main sur son dos. Il ne me repoussa pas, au contraire, et il poursuivit sa confession, ayant besoin d’aller jusqu’au bout :
- C’est pour ça que je me suis tiré à 18 ans. Elles refusaient de me croire, alors j’ai cessé de vouloir les protéger… C’est cruel…
Mais j’aurais tout donné pour qu’il leur fasse au moins une fois ce qu’il me faisait, pour qu’elles me croient enfin… Mais le jour où je me suis tiré, il s’est calmé… Et je suis persuadé qu’il
n’attend qu’une chose c’est que je revienne pout recommencer.
Suite Partie 2





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