Texte libre

Attention, ce blog contient des fictions de couples à tendance homosexuelles... Publics avertis pour tous les mineurs ou âmes sensibles s'abstenir !
Toutes copies de mes histoires aussi minimes soient-elles, ne sera pas tolérées.

Présentation

Images aléatoires

Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 19:12
01

  

« Pitié, s’il te plait, non, j’ai une femme, s’il te plait, elle est enceinte et j’ai deux enfants qui ont quatre et deux ans… »

 

L’homme tremble. Il est terrorisé. Son regard est glacé par la peur. L’arme  du tueur est pointée sur son front. Il suffit que  qu’il presse légèrement son doigt sur la détente et le coup part en même temps que la vie de cet homme.

 

 

« Allez gamin, imagine si tu perdais tes parents, pense à mes enfants, pitié… ».

 

 

"Gamin", de quel droit le traitait-il de gamin. L’homme qui jusqu’alors avait les yeux baissés tenta de regarder l’enfant dans les yeux, car l’œil est le reflet de l’âme. Peut-être que le gamin prendrait conscience de ce qu’il allait faire. Mais dès que l’homme tenta de le regarder dans les yeux, il fut pris d’un malaise. Son regard était effrayant. La haine, la peur, le désir de tuer, la douleur de cette vie menée, et un je-ne-sais-quoi d'inimaginable. Ce gamin avait dû voir des choses qu’aucun être n’aurait jamais du voir. Échouant, il ne put alors que continuer de gémir et de répéter inlassablement la même chose. La peur que le regard du gamin inspiré s’ajouter à la peur de mourir. Ce gamin lui faisait peur. Son regard était proche de la folie. L’homme abandonna alors toute tentative, comment ramener un fou à la raison.

 

 

« Je ne veux pas mourir, j’aime la vie, pitié… Ai pitié de moi… S’il te plait »

 

 

Le gamin avait bien remarqué la tentative de cet homme. Mais comme à chaque fois, personne ne pouvait le regarder dans les yeux. C’était en quelque sorte un moyen de protection. Dès que quelqu’un l’ennuyait, il lui suffisait de lever les yeux et de le regarder pour que ce quelqu’un abandonne. Mais il était bien rare qu’une personne vienne lui parler ou  tout simplement ose l’approcher. Les seuls contacts qu’il pouvait avoir se résumaient aux gens qu’il devait tuer. D’ailleurs il était temps qu’il mette un terme à son travail, il avait assez perdu de temps.  De plus les gémissements devenaient insupportables.

 

 

Un bruit sourd, un homme s’écroule, une vie se termine.

 

 

Il effaça les preuves, maquilla l’assassinat et s’en alla. Il enfila son long manteau noir et sortit discrètement comme à son habitude. Personne ne le remarqua, d’ailleurs personne ne l’avait jamais remarqué. Il marcha. Pour aller ou ? Il ne savait pas encore… Là où le porteront ses pas. Il recevra dans peu de temps un nouveau coup de fil qui lui indiquera sa nouvelle cible et ainsi sa nouvelle destination.

 

 

Il avait tout juste dix-huit ans. Il n’était pas très grand, mais était encore en pleine croissance. Il avait des cheveux noir mi-longs et des yeux verts.  Il était assez fin, mais musclé. Cela était dû à son style de vie. Des parents, il n’en avait jamais eu. Abandonné devant un orphelinat, il s’était enfui à 13 ans et fut recueilli par un homme qui lui avait enseigné l’art de l’assassinat. Il était alors lui aussi devenu tueur à gage. À 15 ans, il avait tué son premier homme. Il n’avait ressenti aucune émotion. Aujourd’hui encore tuer quelqu’un le rendait totalement indifférent. Mais n’étais ce pas qu’une apparence ? Une façade ? Un masque ? Seuls ses yeux semblaient le trahir, reflétant toutes les émotions qu’il se refusait inconsciemment à ressentir. Quand il était rentré après son premier assassinat dans le motel où il séjournait avec l’homme, il se retrouva seul. L’homme était parti. Il avait griffonné un petit mot sur un bout de papier. « Tu peux maintenant te débrouiller seul, je ne te suis plus d’aucune utilité. » Au lieu d’être triste, le gamin se dit : « enfin seul ».  La solitude était la seule chose qui lui convenait.

 

 

Ainsi durant 3ans, il avait continué à tuer sans compter. Ce genre de vie lui convenait, ou, du moins il s’en contentait. De toute manière, qu’aurait-il pu faire d’autre ?

 

 

Alors qu’il se dirigeait vers un autre motel miteux, son portable sonna. Son interlocuteur lui demanda où il serait ce soir. Dans la soirée un homme glissa une enveloppe sous sa porte. Le gamin la récupéra, elle contenait les nouvelles instructions et était accompagnée d’une petite liasse de billet pour son travail accompli et une avance pour celui qu’il accomplirait. Une cible facile, demain soir il aura accompli son travail comme à son habitude.

 

 

Un certain William aura quitté le monde des vivants.

 

 

Publié dans : Assassins
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Commentaires

Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés